SUIVEZ LES TRAVAUX DE RESTAURATION DE LA LORRAINE,

LA LORRAINE

PLUS VIELLE PENICHE DE BRETAGNE DATANT DE 1884

 

  Cette péniche fut construite en 1884 sur les chantiers de Hollande. Elle fut alors baptisée « La Marguerite ». 

Cliquez dans l’image

Page 1 -  DERNIERE DESCENTE DE LA VILAINE
Page 1 - DERNIERE DESCENTE DE LA VILAINE
Page 2  -  PASSAGE DE L'ECLUSE "MOULIN DU COMTE"
Page 2 - PASSAGE DE L'ECLUSE "MOULIN DU COMTE"
Page 3  -  OPERATION DE MISE EN CALE SECHE
Page 3 - OPERATION DE MISE EN CALE SECHE
Page 4  -  LA RESTAURATION COMMENCE
Page 4 - LA RESTAURATION COMMENCE

Page 5  -  DECOUPE DE LA STRUCTURE
Page 5 - DECOUPE DE LA STRUCTURE
Page 6  -  FIN D'UNE JOURNEE HARASSANTE
Page 6 - FIN D'UNE JOURNEE HARASSANTE
Page 7 - PROGRESSION DU DECOUPAGE
Page 7 - PROGRESSION DU DECOUPAGE
8. SABLAGE ET PEINTURE
8. SABLAGE ET PEINTURE

9. Mise en place du portique
9. Mise en place du portique
10. Reconstruction du fond et des côtés
10. Reconstruction du fond et des côtés
11. Soudure au semi
11. Soudure au semi
12. Restauration de la poupe
12. Restauration de la poupe

Restauration de la Proue
13. Restauration de la Proue
Passe avant
14. Mise en place des Passes Avant
Le toit de la Lorraine va marquer une étape symbolique de cette longue restauration
15. Mise en place de la toiture
Soudage du roof de la péniche la Lorraine
16 Soudage du roof

Préparation et peinture de la cale moteur
17 Préparation et peinture de la cale moteur
Transport et mise en place du moteur BAUDOUIN
18 Transport et mise en place du moteur BAUDOUIN
19.  Fixation du moteur et de l'arbre d'hélice
19. Fixation du moteur et de l'arbre d'hélice
Fixation de la quille
20 . Fixation de la quille

 

71 années plus tard, M. Le Floch de Hennebont l’achetait. Nous étions en 1955. Ce chaland fut motorisé peu avant son arrivée en Bretagne devenant ainsi automoteur.

Mais l’histoire de cette péniche est également liée à un drame, la chute à l’eau des 2 enfants du propriétaire qui périrent noyés. Après les obsèques, Mr Le Floch décida d’arrêter la navigation et de la revendre.

Le destin de Marguerite était en route. Elle fut rachetée par Charles Nafziger, un Alsacien Lorrain qui avait un dépôt de sable à Rennes. Il la rebaptisa évidemment « La Lorraine ». Elle fut exploitée pour charrier céréales, graviers et sable.

Quelques années plus tard, le 26 Janvier 1979, « La Lorraine » changea encore de propriétaire. C’est Marie Viot, marchand de sable qui faisait du dragage entre le barrage de la Rance et Lyvet qui l’exploita jusqu’en 2004. Elle fut coulée en 2005 du côté de Taden près de Dinan. Elle y restera pendant 8 ans. 

Le disparition de cette vieille dame de fer agonisante semblait irrévocable jusqu’à ce qu’un Rennais de 45 ans, formateur en centre AFPA et passionné de péniche, n’en décide autrement. Philippe CROSSOIR réussi in extrémiste à racheter « La Lorraine » à Mr Viot, 2 jours avant que ce dernier ne la destine à la ferraille. C’est ainsi que Philippe fit le pari fou d'entreprendre la restauration de la plus vielle péniche de Bretagne. Plus tard, elle sera aménagée et habitée,  lui redonnant à terme une seconde vie ...

Début 2013, elle fût renflouée et conduite vers le chantier d’Apigné sur les bords de la Vilaine près de Rennes.  Propulsée par un moteur de seulement 15cv, il lui fallut cinq jours et demi pour enfin, traverser Rennes en longeant le quai saint Cyr, saluée au passage par la Marguerite, le Moise, le Cénomans et bien d'autres péniches.  Nous étions en fin Juillet 2013. Depuis cette date, elle y a subit de lourds travaux de réfection. Vous pourrez découvrir les images sur ce site et revivre les  différentes étapes du processus de remise en état.

Depuis le mois d’Aout 2013, je photographie la restauration de cette péniche au fur et à mesure de l'avancée des travaux. Philippe et ses copains auront vécu toutes les conditions météorologiques au cours de cette première année de restauration;  le chaud, le froid, la tempête,  les inondations.

Ce travail photographique est motivé par l’envergure du projet, la volonté d’un homme passionné et la solidarité d’une chaine humaine pour l’aider à réussir ce pari.

En parrallèle de la restauration matérielle de la Lorraine et de la conservation d’un patrimoine, j’ai cherché à mettre en lumière l’humain au cœur de ce projet singulier. A ce jour, il reste encore des centaines d’heures de travail pour que la péniche puisse rejoindre à nouveau les voies navigables. Mais que de chemin parcouru à cette date. La phase de reconstruction de la structure centrale est terminée; une vingtaine de mètre de long sur 4,60 m de large et 2,20m de haut représentant des dizaines de tonnes d'acier.

Quand à la poupe, c'est de la haute couture; palans, crics, masse,  chalumeau ont été nécessaire pour que, une à une, les feuilles de tôles de 5mm d'épaisseur, prennent place et  épousent la structure native de "La Lorraine" lui redonnant forme et sensualité. Le résultat est tout à fait surprenant. Fernand dit "Toutou" restera auprès de Philippe le grand artisan de cette remarquable réalisation. Mais beaucoup d'autres amis ont contribué aux travaux de l'ombre; découpe des éléments corrodés, burinage et extraction de tonnes de béton, piquetage et sablage de la structure rouillée,  ... 

Aujourd'hui, la proue est restaurée, gardant une grande partie de sa structure hors d'eau dans son originalité. La reconstruction de la partie basse donc immergée à été magnifiquement réalisée laissant presque regretter qu'à terme ce travail ne sera presque plus visible. 

Les étapes de reconstructions de la Lorraine se poursuivent. Certaines d'entre elles comme la restauration de la poupe  et la proue ont demandé de nombreux mois de travail acharnés. Pendant cette phase, l'avancement des travaux  a pu sembler marquer le pas de part son côté fastidieux et complexe des réparations.

Cette sortie du tunnel va ouvrir une autre phase très exaltante. La mise en place des "passes avant" et du "roof" qui va dater la mise hors d'eau de la Lorraine. Certes c'est une expression étrange pour une péniche qui ne demande au contraire que sa mise à l'eau. Mais la pose du toit est une phase hautement symbolique. Une accélération des évènements est en train de se produire, transformant de manière radicale le visuel de la srtucture. En refermant  la péniche par un toit, c'est un autre espace qui prend forme et qui ouvre l'appétit à l'imaginaire, nous projetant dans un espace au fort potentiel habitable. C'est ce à quoi, Fabienne,  la campagne de Philippe peut rêver depuis peu, depuis que la péniche s'est offert ce toit de 20m de long, 4,6m de large et pesant près 4 tonnes. 

Sur les parois, on peut y voir le dessin à la craie de ce qui présage de l'aménagement futur. Mais le temps n'est pas encore à la cuisine encastrée ou à la pose de la salle de bain. Il reste quelques centaines de mètres de soudures à réaliser dans les jours et les semaines qui viennent pour robustifier et finaliser cette étape importante de l'oeuvre. L'année dernière, à la mi-décembre, la tempête avait balayer toutes les bâches  tendues entre bâbord et tribord, celles même qui devaient faciliter le travail pendant les pluies d'hiver. Cette fin d'année s'annonce donc sous de meilleurs hospice, du moins le travail à couvert car les soudures extérieures le soir dans la nuit noire et le vent glacé, c'est un autre débat .. 

Allez voir les dernières photos pour découvrir l'ampleur des travaux en cours 

Ce blog est régulièrement enrichi des dernières images retraçant les travaux les plus récents... 

A suivre également les actualités de la Lorraine sur le blog "new.lorraine".  

Lien vers le Blog ;   http://new.lorraine.over-blog.com/

Crédits photographiques : Jean Paul HESRY.